« Le fruit de ces optimisations doit être apporté à l’expérience du cockpit, à plus d’espace à l’intérieur ou à une voiture plus basse afin de réduire le poids et d’améliorer l’aérodynamisme, donc l’autonomie s’améliore. C’est un véritable résultat orienté client. »
Comment Stellantis optimisera le design entre les marques
Mais il existe toujours des risques. Gilles poursuit : « Nous devons nous démarquer, ce qui signifie trouver des avancées (et) des idées choquantes. Choquant dans le bon sens. Pas choquant dans le mauvais sens, mais choquant dans un monde qui s’accélère de plus en plus en termes de réponses et de solutions très créatives.
Cette variation et cette flexibilité donneront, par extension, à Gilles et à ses équipes la liberté technique d’exécuter les designs requis par chaque marque, mais c’est loin d’être une solution miracle.
Dans le cas de marques grand public telles que Peugeot, Citroën, Fiat, Jeep et Vauxhall, ce niveau de modularité a bien fonctionné, mais ce n’est pas la même chose pour toutes les marques de Vidal. Lorsqu’il s’agit de ceux qui ont des mandats plus spécifiques, comme Maserati, Alfa Romeo et dans une moindre mesure DS, les choses sont plus difficiles.
Faut-il finalement concevoir une plate-forme plus flexible, mais moins rentable – comme celle dans laquelle Jaguar a investi pour sa nouvelle Type 00 GT, ou celle dans laquelle Porsche vient d’annuler après trois ans de développement intensif ? C’est là que Vidal reconnaît les problèmes et confirme que Stellantis n’a pas encore fait de choix précis sur la manière dont les joyaux de sa couronne recevront enfin l’amour qu’ils méritent.
Stellantis affirme qu’elle aura des réponses pour nous avec une présence massive au Mondial de l’automobile de Paris en octobre prochain. À ce stade, nous aurons un véritable aperçu de la direction réelle des marques, d’Alfa Romeo à Vauxhall.

