Actuellement, cette usine est massivement sous-utilisée. Il est donc indispensable d’augmenter les niveaux de productivité, notamment pour sauvegarder les emplois des travailleurs existants, en plus de créer de nouvelles opportunités d’emploi pour d’autres personnes dans la région et aux alentours. Ce que nous avons ici est un grand, presque génial, rapprochement du Japon et de la Chine sur le sol britannique, créant ainsi l’une des installations de construction automobile les plus improbables mais les plus diversifiées d’Europe.
Qui l’aurait pensé ? La perspective très réelle que l’usine de Nissan soit utilisée pour construire des Chery dans une Grande-Bretagne où les consommateurs achètent déjà des véhicules Chery tout juste arrivés de l’étranger en nombre étonnamment grand. L’entreprise ne vend ses modèles ici que depuis quelques mois. Mais les chiffres du secteur publiés le 4 juin ont révélé que les ventes de la marque ont dépassé celles de Citroën, Dacia, Fiat, Jeep, Lexus, Fiat, Honda, Mazda, Polestar, SEAT, Suzuki, Tesla et plusieurs autres marques britanniques et étrangères en mai. Tout cela avant que la production de Chery ne commence ici, probablement dans quelques mois, et non dans quelques années.
Sur le sujet fascinant des hauts et des bas des constructeurs automobiles anciens et nouveaux, je trouve étonnant que si les entreprises anglaises, françaises, allemandes et américaines (plus une coréenne) se trouvent en tête de notre enquête Driver Power avec leurs modèles les mieux notés, les entreprises japonaises brillent par leur absence de ce Top 10. Une indication qu’après plus d’un demi-siècle de vente de voitures ici, le Japon a fait son temps ?

