Tournez le cadran sur GT et la Maserati rétracte ses griffes. Les soupapes d’échappement se ferment, la suspension adaptative s’adoucit et la direction s’allège. Sous cette forme, le MCPura est un véritable croiseur. Vous pouvez le conduire avec deux doigts sur le volant, les sièges baquets se révélant étonnamment confortables sur de longues distances. Malgré les roues de 20 pouces et la rigidité d’une supercar, elle parvient à aplanir les surfaces en planches à laver avec une souplesse qui ferait honte à certaines berlines sportives.
Passez en Sport ou Corsa et la bête se réveille. La suspension se raidit, rendant le châssis solide comme le roc, tandis que la direction devient sensible et télépathique. L’électronique recule, agissant uniquement comme un ange gardien distant plutôt que comme une nounou autoritaire.
Dans ces modes, le MCPura est d’une netteté remarquable. Le virage est immédiat et les pneus arrière trouvent une immense traction. Cela vous encourage à faire plus d’efforts, en offrant des commentaires qui renforcent la confiance plutôt que de l’éroder. Il coule sur une route B avec un rythme enivrant, accompagné d’une bande-son sonore sans être trop criarde ni ostentatoire.
Bien sûr, étant le Cielo, vous avez la possibilité de baisser le toit. Le processus ne prend que 12 secondes et peut être effectué à des vitesses allant jusqu’à 31 mph. Avec le toit abaissé, la connexion avec la bande-son du V6 est amplifiée et le souffle du vent ajoute à la surcharge sensorielle. Même lorsque le toit est relevé, le panneau de verre électrochrome (qui peut passer du clair à l’opaque sur simple pression d’un bouton) maintient l’habitacle aéré.
A l’intérieur, les mises à jour sont les bienvenues. Les nouvelles finitions en Alcantara améliorent la qualité perçue, répondant à l’une des rares critiques adressées à la voiture d’origine. Le système d’infodivertissement est fonctionnel et précis, même si dans une voiture comme celle-ci, il passe au second plan par rapport à l’expérience de conduite.
Ce n’est pas parfait, bien sûr. L’aspect pratique est limité ; le coffre est petit et le rangement de la cabine est restreint. Et puis il y a le prix. À 234 890 €, le MCPura Cielo n’est pas bon marché. Elle se situe sur un territoire où elle doit rivaliser avec des marques comme McLaren et Ferrari, qui proposent toutes deux des groupes motopropulseurs hybrides avec des puissances nettement plus élevées, ainsi que des émissions bien inférieures.
Pourtant, juger le MCPura sur des feuilles de calcul, c’est passer à côté de l’essentiel. Maserati sait que le spectre de la numérisation et de l’électrification plane sur le secteur des supercars. Mais pour l’instant, elle mène le bon combat. Le MCPura Cielo est une machine conçue pour faire sensation, et quelques minutes au volant suffisent pour chasser les nuages hivernaux.
| Maserati MCPura Cielo | |
| 234 890 € | |
| 3,0 litres V6 biturbo essence | |
| 621 ch/730 Nm | |
| Automatique à huit rapports, propulsion | |
| 2,9 secondes | |
| 199 mph | |
| 24,1mpg/265g/km | |
| 4 669/1 965/1 224 mm | |
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